ASPHYXIE BUREAUCRATIQUE, PÉRIL ÉCOLOGIQUE

L’écologie, cette science noble autrefois porteuse d’espoir pour la sauvegarde du vivant, semble avoir été capturée par une bureaucratie tentaculaire et une idéologie stérile qui confond immobilisme et vertu. Ce qui devait protéger notre patrimoine naturel s’est mué en une machine kafkaïenne, asphyxiant nos territoires sous une avalanche de règlements absurdes et d’injonctions contradictoires.

Cette idéologie religieuse, portée avec force par une minorité bruyante et dogmatique, érige l’immobilisme en un idéal rêvée. Derrière le masque vertueux d’une écologie de façade se cache une vérité dérangeante : un dogmatisme décroissant qui sacralise une vision passéiste où tout développement est suspect par essence, où chaque projet est condamné avant d’être débattu. La France, autrefois pays de bâtisseurs, se retrouve paralysée par des acronymes aussi inaudibles que leurs objectifs : SRADDET, SDAGE, SAGE, PLH, PLHI, SCOT, PCAET… Derrière ces sigles, des pages interminables de règlements conçus pour décourager les ambitions légitimes de celles et ceux qui croient encore en la grandeur de notre nation.

Qui, honnêtement, comprend ce jargon technocratique ? Personne, et c’est précisément le but : entretenir un flou savamment calculé, où la peur de mal faire l’emporte sur le désir d’agir. Ce mille-feuille administratif est devenu un outil d’immobilisme systémique, plus apte à décourager qu’à protéger.

Depuis des décennies, la France est gangrenée par une multiplication d’instances environnementales – DDTM, DREAL, OFB, ADEME, ANSES, ANAH, VNH et tant d’autres – qui s’érigent en gardiens autoproclamés d’une vertu écologique infaillible. Ces institutions, dans leur quête d’une perfection écologique chimérique, confondent précaution et paralysie. Elles multiplient les contraintes, les délais et les incohérences au détriment des territoires et des citoyens. Nous nous retrouvons ainsi face à une absurdité où des « risques tout » sont enquiquinés par des « risques rien » et face à une surenchère administrative qui bride plus qu’elle ne protège.

Prenons l’exemple de notre projet de terrain synthétique sur la plaine des sports d’Audebeau. Une initiative somme toute banale, conçue pour offrir un espace de jeu aux enfants et associations locales. Mais voilà qu’un projet simple se transforme en un parcours du combattant administratif avec une enquête environnementale digne des normes Seveso. Voilà où nous en sommes : un pays incapable de construire des équipements pour ses citoyens sans plonger dans une paperasse infinie.

Faut-il en rire ou en pleurer ? Pendant ce temps, nos voisins européens construisent, innovent et nous dépassent. Eux comprennent qu’un pays n’avance pas en rédigeant des rapports, mais en posant des actes.

Là où le bât blesse vraiment, c’est dans les contradictions flagrantes de ce système. D’un côté, on nous somme de construire pour répondre à l’urgence du logement. De l’autre, des lois comme le Zéro Artificialisation Nette nous empêchent de toucher au moindre mètre carré. Construisez, mais sans bâtir. Abritons plus de familles, mais sans grignoter le moindre espace.

Le cas du glyphosate est tout aussi édifiant. Sous prétexte de progrès, nos agents municipaux, jadis équipés d’outils efficaces, sont aujourd’hui contraints de gratter les trottoirs à la main. Une avancée écologique et sociale ? Non. Une régression déguisée.

Le dogmatisme écologique ne se limite pas à l’immobilisme : il produit des effets concrets délétères. L’exemple du SMICVAL, qui envisage de mettre fin au ramassage des déchets en porte-à-porte, en est une preuve éclatante. Cette décision, prétendument écologique, n’entraînera en aucun cas une diminution des déchets. Pire, elle aura pour conséquence une explosion des dépôts sauvages. Pourquoi ? Parce que nous nous attaquons aux symptômes et non aux causes. Pointer du doigt le consommateur, qui n’a qu’une marge d’action dérisoire, est un non-sens. La vraie bataille se joue à une échelle plus large : celle des normes et des politiques européennes, où se décident les règles de production et de distribution.En somme, l’écologie est devenue l’arme de prédilection d’un appareil bureaucratique en roue libre, plus prompt à paralyser qu’à protéger. Et ce sont nos territoires, nos entrepreneurs et nos concitoyens qui en paient le prix fort.

Il est grand temps d’inverser cette tendance suicidaire. Simplifions, osons, agissons. Rendons à l’écologie son pragmatisme, à nos élus locaux leur liberté d’action, et à nos concitoyens leur confiance en l’avenir. Loin des tours d’ivoire où se réfugient les technocrates, ce sont ceux qui vivent le terrain, ceux qui bâtissent et innovent, qui détiennent la clé d’une transition écologique véritablement efficace.

La France mérite mieux que ce labyrinthe bureaucratique. Elle mérite de respirer, d’avancer, de se redresser. Car protéger l’environnement ne doit jamais être synonyme d’étouffer notre ambition collective.

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La crise du logement en France est une problématique complexe qui nécessite une approche globale et des mesures concrètes. La réponse de l’Etat n’est aujourd’hui pas suffisante et les mesures annoncées jusqu’à présent montrent que le secteur n’a été entendu ni sur la crise du logement neuf ni sur les besoins en matière de rénovation énergétique. Plus que jamais, il faut revenir à ce qui marche : simplifier, décentraliser et déconcentrer la mise en œuvre des politiques du logement. Il faut un État stratège, un État qui fasse confiance aux élus locaux, tout à fait en capacité de se doter d’outils de diagnostic et de planification en fonction des besoins de leurs territoires.

Crise du logement

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